Caisse d\'Epargne Aquitaine Nord

La Caisse d'épargne Aquitaine-Nord a été partenaire de la publication de notre livre. En effet, elle a subventionné le financement de la bi-chromie, ce qui a permis d'obtenir un livre encore plus attrayant. Rendons par conséquent hommage au directeur de la communication de cette banque mécène et à son directeur général.

 Texte rédigé spécialement pour le partenariat avec la Caisse d’épargne

Le livre consacré à Adrien Marquet peut se lire en fonction d’une première grille d’analyse, celle de l’ambition politique, avec des réflexions sur la construction d’un élu important, mais aussi sur son discernement dans l’appréciation des limites morales qu’il doit respecter. Mais une seconde trame de lecture est celle de l’action territoriale, celle du maire au service de ses électeurs et de ses citoyens. Or Bordeaux, dans l’entre-deux-guerres, est une ville industrielle (avec quelques grandes usines et beaucoup de pme) et industrieuse (le port, le commerce, l’artisanat) ; c’est à la fois une ville « bourgeoise » (Les Chartrons, La Rousselle), et une ville populaire. Marquet s’est voulu l’élu des classes populaires et des classes moyennes, pour aménager une ville « moderne » et « hygiéniste » ; il a été « l’homme des réseaux » (gaz, électricité, transports en commun, eau), des écoles, des hôpitaux et des dispensaires sanitaires, du sport de masse, et il a esquissé une politique du logement social (les hbm).

 

La Caisse d’épargne de Bordeaux, dans la limite de ses statuts, a alors accompagné cette démarche : elle a bâti des immeubles pour les succursales des quartiers en expansion (l’actuelle place Paul-Doumer, cours de la Marne, cours de la Somme, quartier Saint-Augustin, La Bastide, notamment, mais aussi à Bègles) car elle se devait d’élargir les bases populaires et petites-bourgeoises du livret d’épargne (et de l’assurance-retraite). Elle a plaidé pour « l’épargne scolaire ». Mais ces immeubles expriment aussi sa participation à l’art architectural de cette époque. Enfin, elle a financé diverses institutions à vocation sociale, qui entraient dans le système d’assistance qui a dominé jusqu’aux années 1940 (bureaux de bienfaisance, oeuvres caritatives, etc.). A travers ce livre, l’on peut donc comprendre le cadre au sein duquel elle a déployé ses efforts pour consolider sa place parmi les cinq premières Caisses d’épargne françaises par l’ampleur de sa clientèle de déposants et de sa collecte de dépôts.

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